Les hémorragies extériorisées

Du sang peut s'écouler par un orifice naturel : la bouche, les oreilles, les orifices génitaux, l'anus... Ces saignements sont dits "extériorisés".

Ils peuvent avoir pour origine un accident (traumatisme) ou une maladie. Dans tous les cas, une consultation médicale est nécessaire.

Comment réagir ?

Un malade peut vomir ou cracher du sang lors d'un effort de toux. Dans tous les cas, il est conseillé de ne pas faire boire ni manger la victime et de prendre conseil auprès de votre médecin. En effet, une hémorragie d'origine digestive ou respiratoire est toujours un signe, qui nécessite un examen clinique et très souvent des examens complémentaires. Les vomissements ou les crachats doivent être conservés afin d'être montrés au médecin.

Les examens seront prescrits plus ou moins rapidement, selon les orientations diagnostiques de votre médecin traitant.

Face à un écoulement anormal de sang au niveau anal, urinaire ou génital, il est indispensable d'appeler d'urgence son médecin, afin d'envisager les suites à donner.

Si une hémorragie extériorisée est importante, le malade peut-être pâle, son pouls peut s'accélérer et il peut avoir d'importantes sueurs. Dans ce cas, appelez sans attendre le SAMU (15), afin de connaître les gestes à effectuer avant la prise en charge médicale du patient.

Tout saignement d'oreille ou de nez, survenant après un traumatisme (coup sur la tête), doit être considéré comme grave. Il est indispensable de rechercher des signes associés tels que : maux de tête, vomissements, comportement anormal, troubles de la conscience... Dans tous les cas, une consultation médicale d'urgence s'impose.

Pour éviter ça...

Ces hémorragies peuvent être bénignes comme elles peuvent être le signe d'une maladie plus importante. C'est pourquoi il ne faut pas les négliger et effectuer un bilan médical, dès leur apparition.

L'hémorragie extériorisée peut être le premier symptôme d'une tumeur bénigne, mais aussi d'un cancer. Les signaler permet de miniser des conséquences parfois fâcheuses.

Dr Pascal Cassan

# Posté le lundi 01 janvier 2007 10:43

la brulure

la brulure
La brulure


site interesant à consulter:

http://www.medisite.fr/medisite/Les-effets-de-la-brulure-sur-l.html
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# Posté le lundi 13 novembre 2006 10:16

LA MORT SUBITE DU NOURISSON (MSN)

LA MORT SUBITE DU NOURISSON (MSN)
LA MORT SUBITE DU NOURISSON (MSN)



90 % des décès par MSN surviennent chez les bébés de moins de 6 mois. Le risque est maximal entre le deuxième et le quatrième mois. Au cours de cette période, le nourrisson perd les défenses immunitaires transmises par sa mère pendant la grossesse et au cours de l'allaitement, ses propres défenses sont encore fragiles. Il est donc particulièrement fragile pendant cette période. Dans plus de 50 % des cas de MSN, on retrouve une maladie infectieuse parmi les facteurs. Il peut s'agir d'infections graves évoluant très rapidement : pneumopathie, septicémie, méningite ou gastro-entérite.

La définition de la mort subite du nourrisson retenue aujourd'hui est " le décès brutal et inattendu d'un enfant, en principe âgé de moins d'un an, semblant a priori bien portant, et qui survient dans la majorité des cas pendant le sommeil". On a longtemps pensé que la MSN avait pour origine un arrêt respiratoire d'origine indéterminée. Aujourd'hui, on sait que cet arrêt respiratoire survient lorsque plusieurs facteurs sont réunis.



La température en cause :

L'hyperthermie (la fièvre) est une élévation anormale de la température du corps au-dessus de 37,5 °C. Le bébé peut être dans une situation qui l'empêche d'évacuer son trop plein de chaleur corporelle : il fait trop chaud, il est trop habillé, il est complètement recouvert par ses couvertures. La position sur le ventre et le bébé trop habillé favorise l'hyperthermie car une petite partie de son visage est en contact avec l'air. Il risque une déshydratation aiguë s'il n'est pas déshabillé et refroidi rapidement.

Le bébé ne possède pas complètement la fonction de régulation de la température de son corps. Elle s'élève très rapidement dans une pièce surchauffée. Cette régulation ne se faisant pas avant un an, le bébé est très sensible aux variations de la température ambiante. Sa capacité de transpiration est proportionnelle à la surface de sa peau exposée à l'air : plus il est couvert, plus il fait chaud, moins il est capable de réguler sa température. Il est moins capable de faire face à un excès de chaleur que de se débrouiller s'il a un peu froid.

Lorsque le bébé est placé sur le ventre, il peut ramper ou déplacer sa tête sous l'oreiller. Il peut coincer son visage entre le matelas et le bord du couffin ou du lit de toile. Dans tous les cas, il est incapable de se dégager tout seul.



Nous pouvons limiter le risque de MSN :

En couchant toujours notre bébé sur le dos. La position sur le côté n'est pas stable et doit être déconseillée.

En respectant son rythme de vie et ses cycles de sommeil : un bébé qui ne dort pas assez est plus vulnérable.

En maintenant la température de sa chambre à 19 ou 20 °C maximum.

En éloignant le lit des fenêtres (soleil) et des sources de chaleur : radiateur, tuyau de chauffage.

En lui choisissant un bon couchage : un lit rigide à barreaux, un matelas ferme et de taille bien adaptée au lit.

En couvrant notre bébé de gigoteuses, turbulettes ou surpyjamas d'épaisseurs différentes selon les saisons. Dans le lit que des petites peluches plates et en tissu-éponge.

Pas de couette ni édredon, ni de tour de lit trop épais.

En prenant le temps de lui faire faire son rot après chaque repas, gardons notre bébé en position verticale pendant 15 minutes avant de le coucher.

En respectant le volume des biberons qui doivent correspondre à son poids et à sa taille. Si notre bébé semble avoir encore faim après le biberon, demandons conseil à votre médecin avant d'augmenter les quantités.

En évitant tous les excitants, si nous l'allaitons : tabac, alcool, café, thé. Ces produits passent dans notre lait.

En ne prenant des médicaments que sur avis médical.


IPAD (institut de prevention des accidents domestiques).

# Posté le lundi 17 juillet 2006 11:54

Modifié le mercredi 06 juin 2007 09:12

Maltraitance des nourrissons

Maltraitance des nourrissons

Les nourrissons maltraités sont beaucoup plus nombreux qu'on le pense et plus de 10 % des enfants décédés accueillis dans les hôpitaux pourraient être victimes de violences. Des chiffres qui font froid dans le dos. Décryptage d'un phénomène ignoré.

Les mauvais traitements aux enfants sont de mieux en mieux connus grâce à l'effort conjoint de différents instituts. Mais les conséquences de ces maltraitances sont étrangement peu étudiées. Face à ce constat la Direction générale de l'Action sociale a demandé une étude sur les conséquences graves de la maltraitance sur les enfants de moins de 1 an.


Non-assistance à personne en danger

Si la mortalité des enfants de moins d'un an est en baisse depuis plusieurs années (de 8 010 cas en 1980 à 3 216 en 1999), certains phénomènes troublants ont alerté l'équipe du Dr Anne Tursz, pédiatre chargé de l'enquête : le pourcentage non négligeable de morts "de causes inconnues ou non déclarées" (165 cas en 1999), le taux très élevé de décès dits accidentels par rapport à nos voisins européens, les chiffres faibles et peu réalistes d'homicides, etc.

Après avoir passé au crible les morts suspectes de nourrisson dans trois régions très contrastées (Bretagne, Ile-de-France et Pas-de-Calais), Dr Anne Tursz a présenté des résultats aux autorités sanitaires avant même la fin de l'enquête "pour des raisons éthiques, compte-tenu des questions majeures de santé publique que soulèvent ces résultats sur des morts, pour beaucoup d'entre elles évitables". Ne pas agir serait selon elle assimilable à un délit de "non-assistance à personne en danger".

11 % de morts violentes intentionnelles

Pour la première fois, les données du dossier médical, du Parquet de Paris et d'entretiens avec les professionnels ont été croisées. Ces résultats permettent ainsi d'apporter un nouvel éclairage sur la maltraitance des enfants et leurs conséquences. Les enquêtes hospitalières ont révélé que les diagnostics des pédiatres sont en grande majorité des morts subites inexpliquées du nourrisson (60 % des cas) et dans seulement 6 % des morts suspecte ou violente.

Pourtant en tenant compte des signes cliniques et radiologiques, 11 % des enfants décédés accueillis dans les services hospitaliers peuvent avoir été victimes de morts violentes intentionnelles. Dans la grande majorité, ces enfants ont moins de quatre mois (58 %) et sont plus volontiers des garçons.

Toujours grâce aux dossiers du Parquet, plusieurs cas de répétition de morts suspectes dans une même famille ont été repérés.

Enfin, aucun lien entre milieu social défavorisé et maltraitance n'a pu être établi. Informaticien, ouvrier, cadre, inactif... les enfants de tous les milieux sociaux semblent touchés.

Justice et médecine : une communication difficile

Cette enquête a permis de souligner la difficulté des liens entre médecine et justice. Outre le vocabulaire, les outils de recueil des données, ce sont les logiques de travail qui diffèrent : "la Justice raisonne en termes d'auteur et la Médecine en termes de victimes".

Ainsi, en cas de suspicion de mauvais traitement ou de négligence grave, une démarche judiciaire ou simplement administrative n'est pas toujours engagée. Elle ne l'est que dans 70 % des cas de lésions évocatrices de violence.

Enfin, les pédiatres qui ont engagé un signalement sont rarement informés des suites données. Ce manque de liaison est sans aucun doute un facteur de démotivation pour les professionnels de santé.

24 % des morts subites de nourrisson évitables

Par ailleurs, les morts subites du nouveau-né (MSN) qui représentent l'essentiel de ces morts inattendues chez des nourrissons a priori en bonne santé, ne sont pas toujours l'objet d'investigations suffisantes. Ainsi, l'autopsie n'est pas toujours demandée même face à des signes très évocateurs de violence (77 % seulement de ces cas sont suivis de cet examen). Pourtant, lorsque l'autopsie est réalisée, on voit le pourcentage de morts inexpliquées chuter au profit des morts suspectes ou violentes.

Bien que l'enquête ne soit pas terminée, les chercheurs prévoient déjà que le nombre de morts violentes intentionnelles recensés à la fin de leurs travaux sera supérieur aux statistiques officielles.

Les leçons de cette enquête

Pour prévenir les récidives de maltraitance dans une famille, les chercheurs proposent que des critères standardisés de suspicion de maltraitance soient définis pour aider les médecins à signaler à bon escient. Les procédures de collaboration avec la Justice ou les PMI doivent être améliorées. Enfin, peut-être les parents devraient-ils être éduqués à la parentalité, avant l'accouchement. Ils y apprendraient en particulier que les besoins et les capacités du bébé sont différents des adultes... Vaste programme pour l'Observatoire de l'Enfance Maltraitée que met en place le Ministère de la Famille.



Dr Brigitte Blond et David Bême
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# Posté le lundi 17 juillet 2006 11:52

L'étouffement de l'adulte

L'étouffement de l'adulte
L'étouffement de l'adulte

La personne se lève, porte ses mains à sa gorge et cherche désespérément de l'air. Le sauveteur doit intervenir rapidement en pratiquant la méthode dite de Heimlich.

Comment réagir ?

Si la victime respire encore, demandez-lui simplement de tousser.

Si la victime ne respire plus ou s'arrête de respirer et de tousser :


Laissez la victime dans sa position initiale,
Si possible, retirez tous les corps étrangers, débris alimentaires, prothèse dentaires,etc. de la bouche de la victime.


Préparez-vous à exécuter des tapes dans le dos.

Si la victime se présente debout ou assise :
Placez-vous sur le côté et légèrement en arrière de la victime ;
Soutenez son thorax avec une main et penchez-la suffisament en avant ;
Donnez-lui cinq tapes sèches dans le dos, entre les deux omoplates, avec le plat de l'autre main ouverte.


Si les tapes dans le dos sont inefficaces, réaliser des compressions abdominales.


Placez-vous derrière la victime, contre son dos, passez vos bras sous les siens, de part et d'autre de la partie supérieure de son abdomen ;
Assurez-vous que la victime est bien penchée en avant, pour que l'obstacle puisse être évacué par la bouche et non retourner dans les voies aériennes ;
Mettez le poing sur la partie supérieure de l'abdomen, au creux de l'estomac, en dessous du sternum. Ce poing doit être horizontal, le dos de la main tourné vers le haut ;
Placez l'autre main sur la première, les avant-bras n'appuyant pas sur les côtes ;
Tirez franchement, en exerçant une pression vers l'arrière et vers le haut ;
Si nécessaire, répétez cette manoeuvre jusqu'à cinq reprises ;
Si le corps étranger n'est toujours pas rejeté, il peut être resté dans la bouche de la victime. Dans ce cas, il faut le rechercher et le retirer prudemment avec les doigts.
Si l'obstruction persiste malgré tout.


Réalisez à nouveau cinq tapes sèches dans le dos, puis cinq compressions abdominales, et ainsi de suite.
Si la victime perd connaissance et la ventilation spontanée ne repart pas.


La perte de connaissance peut entraîner un relâchement des muscles autour du larynx et permettre à l'air de passer vers les poumons ;
Si la victime perd connaissance et présente un arrêt ventilatoire, effectuez les gestes de secours propres à un arrêt ventilatoire (bouche à bouche).


Dr Pascal Cassan
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# Posté le lundi 17 juillet 2006 11:47